Les secrets de chasse de la tique



Des campagnes de chasse de la tique (Ixodes Ricinus ), les scientifiques connaissaient surtout la partie la plus visible, l'affût. Perché sur une herbe, l'acarien attend patiemment le passage d'un hôte providentiel (un mammifère, un oiseau, un batracien un promeneur) afin de s'y attacher et de prendre l'un de ses deux repas de sang nécessaires à sa maturation.
Jean-luc Perret, biologiste à l'Université de Neuchâtel, a étudié la vie moins connue du parasite, lorsqu'il rejoint le sol après ses affûts infructueux.
Les résultats montrent que la plupart des déplacements de la tique sont nocturnes. Ce sont des cellules photosensibles, que des collègues de Jean-luc Perret ont repérées au microscope électronique sur les côtés de l'animal, qui rendraient la tique sensible à la lumière. L'étude révèle aussi que la nymphe peut parcourir jusqu'à neuf mètres en une seule nuit, des déplacements beaucoup plus limités lorsque l'air est humide.
Autre constatation, les tiques infectées par l'agent de la maladie de Lyme (une affection potentiellement dangereuse pour l'homme) sont plus mobiles que les autres.
La bactérie, afin d'augmenter ses chances de survie, altérerait le comportement de son vecteur.
Enfin, les températures élevées poussent les acariens à monter à l'affût.
Ce qui expliquerait pourquoi la douceur des premiers mois de l'année influence autant la population de tiques d'une année à l'autre.


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