Plus fort et plus dangereuse que la vache folle, la vache roteuse et pèteuse !



Des chercheurs japonais se sont mis à rechercher un nouveau microbe, dont le rôle serait d'empêcher la formation d'acide pyruvique, à l'origine des diverses émissions de méthane dans l'atmosphère, au cours de la lente digestion des ruminants. Ces travaux sont d'une importance décisive pour l'humanité: le méthane éructé par les bovins, et les ovins contribue largement au réchauffement de la planète, a expliqué le responsable du ministère de la recherche.

Sous l'apparence d'un gag se dissimule un problème écologique majeur. Si la terre était chauffée par les seuls rayons du soleil, la température au sol ne dépasserait pas - 18 C. La différence résulte de l'effet de serre, soit la présence dans l'atmosphère de fines particules qui renvoient les rayons infrarouges réchauffer les sol une fois de plus comme dans une serre.

Or ces molécules (vapeur d'eau, gaz carbonique et protoxyde d'azote) sont toutes produites par des phénomènes naturels auxquels viennent s'ajouter plusieurs activités humaines.

Mais à long terme, le danger le plus important viendra d'ailleurs. Comme l'avait expliqué Science et Vie en automne 1990 déjà, les vaches sont plus dangereuses que l'industrie.

Le méthane, dû à la fermentation digestive des ruminants , est en effet l'un des gaz dont l'augmentation a le plus d'impact sur l'effet de serre. A titre de comparaison, sur une période de vingt ans, il est 63 fois plus efficace que le gaz carbonique.

Les estimations actuelles attribuent près de 50% de l'aggravation de l'effet de serre au gaz carbonique et 20% au méthane. Mais à long terme, l'importance du rôle du méthane va aller croissant, avec l'augmentation du cheptel des pays en voie de développement qui se mettent progressivement à l'élevage intensif.

Après avoir été accusés de polluer l'eau avec des nitrates, les agriculteurs et leurs espèces bovines, et caprines sont maintenant menaçants pour l'air. Il est décidément de plus en plus dur d'être agriculteur par les temps qui courent. Il ne leur reste plus qu'à prier pour que le programme de recherche japonais arrive rapidement à un résultat probant. Le représentant du ministère a en effet promis que les résultats de leurs recherches seront partagés avec d'autres pays.

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